Tu es un·e proche et tu veux soutenir un être cher face à la perte de son bébé

Quand quelqu'un que l'on aime traverse un deuil périnatal, il n'est pas toujours facile de savoir quoi dire ou quoi faire. On peut avoir peur d'être maladroit·e, de raviver la douleur ou simplement se sentir impuissant·e.

Pourtant, ta présence peut compter énormément. Tu n'as pas besoin d'avoir les mots parfaits. Quelques repères peuvent déjà t'aider à être là, simplement.

Comprendre ce que les parents traversent

Perdre un bébé pendant la grossesse, à la naissance ou peu après, ce n'est pas seulement perdre une grossesse ou un projet.

Pour les parents, ce bébé avait déjà une place. Ils avaient pu l'imaginer, l'attendre, se projeter avec lui, parfois choisir son prénom ou commencer à construire toute une vie autour de son arrivée.

Avec sa mort disparaît aussi une partie de cet avenir imaginé.

C'est pourquoi la douleur ne dépend pas seulement du nombre de semaines de grossesse ou du temps passé avec le bébé. Et elle ne disparaît pas nécessairement après quelques semaines ou quelques mois.

Le deuil évolue avec le temps. Certains jours peuvent être plus doux et d'autres beaucoup plus difficiles, parfois longtemps après la perte : une date anniversaire, une grossesse dans l'entourage, une naissance, une fête de famille…

Il n'y a pas de calendrier à respecter pour aller mieux.

Tu n'as pas besoin de faire disparaître sa tristesse

Face à la souffrance de quelqu'un que l'on aime, notre premier réflexe est souvent de vouloir l'apaiser.

Alors on cherche le positif :

« Tu pourras avoir un autre bébé. »
« Heureusement, c'était tôt. »
« Il faut essayer d'avancer maintenant. »
« Au moins, tu as déjà un enfant. »

Ces phrases partent souvent d'une bonne intention. Mais elles peuvent involontairement donner le sentiment que la perte est minimisée ou que la tristesse devrait déjà laisser place à autre chose.

Tu n'as pas à trouver une solution à sa douleur, tu peux simplement lui permettre d'exister.

« Je suis là. »
« Je pense à toi. »
« Tu as le droit d'être triste. »
« Je ne sais pas quoi te dire, mais je suis là si tu as besoin. »
« Si tu as envie de parler de ton bébé, je t'écoute. »

Parfois, accompagner quelqu'un, ce n'est pas l'aider à ne plus pleurer. C'est pouvoir rester à ses côtés pendant qu'il pleure.

Et continuer à être là ensuite.

Être là, très concrètement

Le soutien passe aussi par des choses simples.

Tu peux envoyer un message sans attendre forcément de réponse. Apporter un repas. Proposer de faire des courses, de garder les autres enfants ou de prendre en charge une tâche du quotidien. Reprendre des nouvelles quelques semaines ou quelques mois plus tard, lorsque les sollicitations des premiers jours se sont espacées.

Et puis, souviens-toi des dates importantes.

La date à laquelle leur bébé est né, celle de son décès, ou la date prévue de l'accouchement peuvent rester très présentes, année après année. Les parents, eux, ne les oublient pas.

Tu peux mettre un rappel dans ton calendrier et, ce jour-là, leur envoyer simplement un message :

« Je pense à vous aujourd'hui. »
« Je pense à [prénom] aujourd'hui. »
« Je sais que cette date compte pour vous. Je pense fort à vous. »

Tu n'as pas besoin d'en dire beaucoup. Le simple fait de montrer que toi aussi, tu te souviens peut compter énormément.

Et si les parents parlent de leur bébé, tu peux parler de lui aussi. S'ils lui ont donné un prénom et qu'ils l'utilisent, tu peux l'utiliser à ton tour.

Ta présence n'a pas besoin d'être parfaite pour être précieuse.

Tu aimerais faire plus ?

Il arrive qu'on veuille aider sans savoir quoi faire ou offrir.

L’application rose·care a été pensée pour donner aux parents un espace dans lequel ils peuvent trouver, à leur rythme, des ressources et des outils concrets autour du deuil périnatal.

Offrir l’application rose·care

Tu peux offrir un accès à l'application à un parent ou à un couple qui traverse cette épreuve.

Ils pourront y trouver des contenus pour mieux comprendre ce qu'ils ressentent, des outils pour traverser les moments où les émotions débordent, des ressources autour du couple, des proches, du retour au travail, des souvenirs de leur bébé ou encore d'une éventuelle grossesse suivante.

Offrir un cercle rose·care

Les Cercles rose·care sont des temps d'accompagnement par une psychologue spécialisée, en petit groupe et en visio, autour d'une thématique précise du deuil périnatal.

Ils permettent aux parents de ne pas rester seuls avec ce qu'ils traversent, de mieux comprendre certains ressentis et de repartir avec des clés concrètes : écriture, sophrologie, exercices corporels ou autres outils adaptés au thème du Cercle.

Tu peux offrir un Cercle ou simplement participer à son financement.

Offrir les Cercles

Un Cercle se suit en entier : 7 séances, avec le même groupe du début à la fin. Tu peux l'offrir en totalité, ou participer à son financement.

Le programme complet

455 €

Les 7 séances du Cercle. La personne à qui tu l'offres n'a rien à régler pour y participer.

Un seul code cadeau, et rien à compléter au moment de s'inscrire.

Une séance

65 €

Tu finances l'équivalent d'une séance sur les 7 du programme.

À savoir. Un Cercle ne se suit pas à la séance. Pour rejoindre un Cercle, la personne qui reçoit ton bon règle les 390 € restants, ou les complète avec les bons d'autres proches.

Le paiement se fait sur une page sécurisée de Stripe. Un Cercle débute avec un minimum de 4 inscrits.

Un montant libre

Dès 20 €

Tu choisis le montant qui te convient pour participer au financement d'un Cercle.

À savoir. Ton bon vient en déduction des 455 € du programme. Pour rejoindre un Cercle, la personne qui le reçoit règle la différence, ou la complète avec les bons d'autres proches.

  • « L., cette amie très chère qui m’écrivait tous les jours. Elle ne m’a pas lâchée, même quand les messages des autres ont commencé à s’espacer, jusqu’à s’arrêter complètement. »

    — Marion

  • Une amie, Aline, qui a été confrontée à la même chose m’a dit : “Personne ne comprendra ce que tu ressens et saura trouver les mots, car il n’y en a pas. Mais ne crois pas que ton fils sera oublié. Tu restes sa maman et tu pourras le faire vivre à travers toi. Je ne crois pas en Dieu, mais j’aime à croire que, de là où ils sont, ils nous voient et ce sera ta mission qu’il voie le monde à travers tes yeux, qu’il goûte aux merveilles culinaires à travers toi, qu’il soit fier de sa maman au travers de tes réalisations et qu’il soit ta force les jours de moins bien. Et ainsi, il vivra en toi.”

    — Claire, maman d’Ange

  • « Mon papa a planté un pommier pour mon fils et lui a mis une plaque avec son nom et sa date de naissance. Ça m’a tellement touchée. »

    Faza, maman d’Ibrahim

  • « Malgré les tensions et le froid avec ma belle-famille à cette période, ils m’ont demandé à voir une photo de ma fille Maïa. N’étant pas née à terme, elle ne correspondait pas physiquement à l’image d’un bébé né à terme, mais le simple fait qu’ils me demandent de la voir, qu’ils en parlent et qu’ils la fassent ainsi exister dans notre histoire m’a bouleversée.»

    Morgane, maman de Maïa