Capucine : “mon petit garçon existe et existera pour toujours.”
Capucine attendait son deuxième fils. À 39 SA, à quelques jours du terme, son cœur s'est arrêté. Elle raconte l'annonce brutale, les heures passées auprès de lui, la culpabilité qui l'a rongée, le manque qui ne la quitte pas, et la place qu’elle fait à son fils.
Candice, “nous sommes rentrés les bras vides.”
Candice attendait Logan avec Quentin quand leur grossesse a basculé. Après trois semaines entre espoir et peur, l'annonce d'un syndrome génétique et une naissance très prématurée, Logan n'a vécu qu'un seul jour. Candice raconte ces heures suspendues, le retour à la maison les bras vides, et la place que leur fils garde auprès de sa sœur Alma.
Marjorie : vivre une grossesse extra-utérine et dire au revoir à Lorène et Léa
Entre 2021 et 2024, Marjorie a perdu trois bébés : une grossesse extra-utérine, puis ses filles Lorène et Léa, interrompues pour raison médicale. Elle revient sur l'angoisse des grossesses suivantes, le rôle de son fils aîné, et l'association qu'elle a créée à Toulouse. Un témoignage sur la perte périnatale répétée et ce qui permet de tenir
Amandine : “J'attendais simplement que la sentence tombe.”
À 6,5 mois de grossesse, Amandine et Florian apprennent qu'Elise est atteinte du syndrome HANAC. Ils font le choix d'une IMG. Amandine raconte le diagnostic qui tombe examen après examen, son ventre vide qu'elle ne supportait pas qu'on touche, la colère qui a dominé les mois d'après, et l'arrivée de Gustave, né deux mois après le décès de sa sœur. Un récit sans détour, tel qu'elle nous l'a confié.
Sabrina: “le plus dur, c'est d'être en congé maternité sans mon bébé.”
À 41 ans, Sabrina attendait Ayden, un bébé surprise, quatorze ans après sa dernière grossesse. Il est né à six mois et n'a pas survécu. Elle raconte cette nuit où tout a basculé, le soutien qui l'a portée, et la place qu'elle fait vivre à son fils chaque jour, par ses photos, une association, un lieu où se recueillir.
L'histoire de Marine, racontée par Barbara
Marine est née le 13 décembre 2023 et décédée neuf jours plus tard. Sa maman, Barbara, raconte la grossesse découverte tardivement, le diagnostic cardiaque, ces quelques jours de vie, puis l'effondrement et la solitude face à un entourage qui ne comprenait pas. Un témoignage brut, sans conclusion imposée, sur un deuil qui ne se referme pas.
Maud : “Ces trois petits débuts de vie font partie de moi”
À 27 ans, Maud découvre sa première grossesse en voyage de noces. Suivront trois fausses couches à répétition, en plein confinement. Elle partage ce que personne ne voyait, ce qui lui a manqué, et la naissance de ses deux enfants.
“Un choix d'amour”, le témoignage de Kevin, papa d'Aaron
On parle souvent des mamans après un deuil périnatal. Kevin raconte son histoire de papa : l’amour pour son fils Aaron, l’IMG, la volonté de rester fort et le chemin pour accepter qu’un père aussi a le droit de souffrir.
Rita, après trois pertes consécutives : “je ne me suis jamais sentie totalement seule”
Rita a 33 ans. Elle fait partie du 1 % des femmes qui ont vécu trois arrêts naturels de grossesse consécutifs. Elle raconte la distorsion du temps, le corps devenu incompréhensible, et les quelques personnes qui l'ont empêchée de se noyer, jusqu'à cette grossesse de sept mois et demi qu'elle traverse aujourd'hui, avec peur et sérénité mêlées.
Melissa : “On n'oublie jamais un enfant, même lorsque sa vie n'a duré qu'un souffle”
Melissa a perdu son fils par IMG en septembre 2025. Elle raconte l'attente, le silence des autres, et ce qui l'a aidée à continuer à vivre.
“Une partie de moi est partie avec elle” : Solange témoigne après une interruption médicale de grossesse
Solange avait 30 ans quand elle a perdu Valentine, après une IMG à 6 mois de grossesse. Entre les faux espoirs médicaux, les obsèques à organiser le ventre encore rond, et le silence de ceux qu'elle aimait, elle raconte sans filtre. Et rappelle qu'Edouard, né un an plus tard, n'a pas effacé sa sœur.
IMG après un diagnostic de Spina Bifia, le témoignage de Sarah
Quand le diagnostic tombe, il n'y a pas de bonne décision, seulement des options impossibles. Sarah a vécu ça. Un spina bifida grave, une IMG, et les mois qui ont suivi : le silence, la culpabilité, les lettres écrites à son fils. Elle raconte sans détour ce que c'est de prendre la décision la plus difficile de sa vie, par amour.
“J'ai porté la vie et la mort en même temps”, le témoignage de Kassandra
"J'ai accouché de mes bébés. Je les ai vues. Je les ai prises dans mes bras. Là où d'autres parents choisissent des berceaux, moi j'ai choisi des cercueils."
Témoignage - Aline : “j’aurais aimé qu’on me dise que ce n’était pas ma faute.”
Aline a perdu six bébés avant de comprendre que rien de tout cela n'était sa faute. Une mort fœtale in utero annoncée brutalement, une dépression post-partum traversée en silence, une adénomyose diagnostiquée trop tard. Elle raconte ce que personne n'a su lui dire à temps — et comment elle a trouvé la paix.
Portrait de Nelly, sage-femme pendant 35 ans. “Le deuil périnatal, il faut lui donner une existence”.
Nelly Fournier a été sage-femme pendant 35 ans. Elle n'a reçu sa première formation sur le deuil périnatal qu'à la fin de sa carrière. "On devait se débrouiller", dit-elle. Ce qu'elle a appris, elle l'a puisé à l'intérieur d'elle-même — et dans chaque femme qu'elle a accompagnée.
